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RogerCouffinPas de stratégie sans générosité ni appétit de vie

 

Écrire sur Roger Couffin confine à l’impossible, et ceux qui le connaissent le concèderont bien volontiers. Car l’homme réunit tant de facettes – consultant en stratégie, certes – mais aussi amoureux du patrimoine, mécène, esthète, passionné d’histoire, curieux des choses de la vie et des autres, amateur de cuisine qu’il pratique avec talent et de vins qu’il déguste en spécialiste averti, que l’on ne sait par où commencer.

 

Peut-être faut-il voir dans des débuts difficiles ce goût immodéré pour la vie, les rencontres, l’amitié prolongée lors de moments mémorables. Dans ses interventions, Roger laisse entrevoir un passé dans la marine. Il s’est engagé en effet dès l’âge de 15 ans pour suivre une formation de mécanicien vaporiste, exercée notamment sur la Jeanne d’Arc. Un grave accident de voiture en France mettra un terme aux explorations sur les mers. Pendant trois ans, c’est entre hôpitaux et centres de rééducation qu’il voguera, avec l’obligation de reconstruire son projet professionnel. Sur terre il est et restera désormais.

 

En 1981, Roger fonde à Angers sa première entreprise de conseil, Adrien Marketing. Mais peu à peu, il réalise que l’essentiel n’est pas tant, pour une entreprise, d’éduquer ses marchés, que d’opérer des choix stratégiques forts pour emporter l’adhésion des clients. Ce sont les débuts d’une « école de l’offre » au sein du cabinet. Pour entériner la rupture conceptuelle, Roger Couffin crée Adrien Stratégie en 1988. De rencontres fécondes – notamment celle avec Bernard Rouilly, co-fondateur de la socio-biographie – naissent les premières approches fondamentalement différenciantes par rapport aux autres intervenants en stratégie.

 

En 1991, Roger, alors adhérent au club Association Progrès du Management de Nantes, effectue un voyage au Japon avec des responsables de l’association. Ses convictions marquent, et il est rapidement sollicité comme expert au sein des clubs APM. Ceux-ci deviendront autant de laboratoires d’expérimentation des nouvelles hypothèses émises par le cabinet. Survient ensuite le déménagement d’Adrien Stratégie en 2003 à Paris, à Odéon, « dans le 6ème arrondissement, celui des idées et des Encyclopédistes, à deux pas du Procope, et non rive droite, temple de la finance. »

 

Un tremplin pour un développement qui ne s’est jamais démenti depuis : après plus de 1000 missions, 500 conférences réalisées en France et à l’international, Roger a la satisfaction de constater que « son combat pour une autre conception de la stratégie et de l’entreprise gagne du terrain, grâce à la confiance de clients fidèles et de militants de nos convictions. La rencontre de personnalités incroyables a construit ce que nous sommes. Aujourd’hui, l’équipe incarne le futur d’Adrien Stratégie, et ma fille Céline s’implique dans cette grande aventure. »

 

Cette réussite n’a pas été sans quelques solides inimitiés avec des professionnels de la finance, aux antipodes des approches du cabinet – « l’argent facile bâtit rarement la pérennité » – mais Roger n’a jamais redouté les confrontations d’idées, ni même l’adversité ! Aujourd’hui, qu’ils viennent le rencontrer dans ses quartiers du 6ème arrondissement ou dans son port d’attache de La Constantinière (son logis du XVIIème siècle entièrement restauré) certains clients d’Adrien Stratégie devenus ses amis témoignent : il est bon de connaître Roger Couffin, indéfectible pourfendeur d’idées reçues sur la stratégie, acteur impliqué de la pérennité des entreprises familiales, fidèle en amitié et maître de maison hors pair !

 

 

Il est des ingrédients en cuisine comme en stratégie…

 

Quand bien même la cuisine est source de plaisir, c’est avec tout le sérieux nécessaire que Roger l’aborde. Elle requiert en amont les ustensiles et ingrédients menant au succès, dont ce grand tablier en lin – objet choisi par Roger – signe que le rituel est en place et que de grandes choses se préparent qui ne souffriront pas la distraction. Pas de bonnes préparations, ensuite, sans des matières premières savamment choisies, la plupart du temps auprès des professionnels dont c’est le métier, quand ce n’est dans le précieux potager de La Constantinière.

 

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« L’authenticité du produit fait les grands plats. »

 

Ici comme dans l’entreprise, trop de saveurs – cette fameuse complexité – tuent ! La plus grande attention doit aussi être portée à l’alliance mets/vins, gage de complémentarité et de saveurs à l’efficacité démultipliée. Cuisiner, c’est enfin prendre un risque, celui d’exposer son image aux convives. Et des risques, Roger ne cesse d’en prendre, pour satisfaire son insatiable appétit de vie.