round logo
Publié le 29/08/2016

Temps de lecture : 6 minutes

Un site ? Pour quoi ? Pour qui ?

 

Depuis 35 ans, nous côtoyons et accompagnons les entrepreneurs, ces « fous d’entreprise » qui, souvent, défient les lois de l’impossible par la création de nouvelles offres ouvrant de nouveaux marchés.
Ces nouvelles offres fournissent nombre d’enseignements. Elles démontrent ainsi :

> Qu’être le plus gros ne constitue pas le principal avantage stratégique, et cela est vrai dans de nombreux secteurs.

> Que sur des secteurs arrivés à maturité, une re-segmentation comportementale des clients permet de réenclencher une dynamique de croissance, dans des marchés pourtant en régression.

> Que toutes les entreprises n’ont pas la capacité à être leader. Car le leadership implique un sens des responsabilités et une capacité d’entrainement par l’innovation, la communication, la dynamisation de la profession, voire de la filière tout entière.

 

Ces créations prennent le contre-pied de l’affirmation selon laquelle ce serait par l’optimisation des organisations et des stratégies que les entreprises trouveraient les voies de la pérennité. Nous observons que ce que nous nommons « l’appareil des organisations » n’est pas la stratégie, mais seulement l’outil de la stratégie. Et lorsque l’appareil se pense et se croit la stratégie, il s’engage dans l’inflation des moyens en oubliant l’essentiel : « l’offre ».

 

 

Définir les capacités d’offres, saisir les courants porteurs

 

Car, oui, pour Adrien Stratégie, ces entrepreneurs attestent des faits suivants :

> Dans une économie d’abondance, l’écoute de la demande conduit au mimétisme concurrentiel et à la déflation. À l’inverse, c’est par l’audace de la création et de l’innovation d’offre qu’une entreprise accède à de nouveaux marchés.

> Il n’existe pas une vérité économique sectorielle, avec un modèle économique unique. Plusieurs voies de développement et de croissance sont possibles, qui ne se réfèrent jamais à des grilles standardisées.

> Chaque entreprise, au travers de son origine et de son histoire, porte en elle sa propre solution, c’est-à-dire son offre spécifique et sa promesse commerciale faite au marché.

> La stratégie d’entreprise est en elle-même un concept purement théorique et probablement inexact. Il n’existe à nos yeux que des stratégies d’entrepreneurs appliquées à leurs entreprises.

 

Dès lors, le raisonnement stratégique conventionnel encore enseigné dans de très nombreuses écoles de commerce, de gestion et d’ingénieurs, a vécu ! La vérité n’est pas dans les marchés. Nos clients démontrent aujourd’hui qu’il faut inverser la démarche, c’est-à-dire non plus partir du marché mais de l’entreprise, de son ADN, de sa capacité d’offre (sa promesse faite au marché) puis ensuite rechercher en externe les courants porteurs en harmonie avec sa capacité d’offre.

 

 

Notre conviction : la finalité de la stratégie est la pérennité de l’entreprise !

 

À force d’intervenir auprès des entreprises et de constater leurs capacités d’évolution et de transformation, Adrien Stratégie s’est forgé plusieurs convictions :

> Nous croyons que le travail est illimité parce que les besoins le sont, et que ce sont bien les TPE, PME et ETI qui sont à l’origine de la création des nouveaux marchés.

> Nous pensons que la valorisation des entreprises se fera de moins en moins par les économies d’échelle et les effets volume. Ces deux objectifs conduisent tout droit à la dictature des fusions acquisitions, dont les leaders de l’audit mondiaux reconnaissent que 75% d’entre elles détruisent de la valeur, quand elles prétendaient rechercher l’inverse.

> Nous affirmons que ce n’est pas la financiarisation de l’économie qui est le problème, mais l’excès de financiarisation. Comme toujours dans la vie, ce sont les excès qui se révèlent nuisibles. Les fonds d’investissement et les nouveaux produits financiers sont indispensables pour accompagner les entreprises dans leur ambition. Mais la culture du résultat à court terme alimenté par le reporting obsessionnel oublie que la finalité de la stratégie est la pérennité.

 

 

La fin de la pensée magique en stratégie

 

Réfléchir en stratégie n’est pas définir ce que sera demain. Personne n’a le don de prédire l’avenir, et l’histoire économique récente nous le rappelle régulièrement. Quels économistes ont prévu l’effondrement du cours du pétrole alors qu’il atteignait des sommets en 2008, ou encore le scandale des moteurs truqués qui atteindrait Volkswagen, provoquant pourtant des effets considérables au niveau international ?

Réfléchir en stratégie pour nos clients, c’est pour nous réfléchir aux conditions à réunir pour assurer la pérennité de l’entreprise. Cela peut passer par des jeux collectifs au sein d’une profession ou d’une filière, quand beaucoup de raisonnements conduisent au combat primaire de la capture de la valeur ajoutée par l’appauvrissement des fournisseurs et des clients.

 

Jamais le jeu collectif en stratégie n’a été aussi utile…
Jamais l’engagement dans le collectif n’a été aussi nécessaire !

 

 

Réussir réclame une ambition à long terme et l’obsession du progrès continu

 

> Nous pensons que les phénomènes de mode en économie sont indispensables, car ce qui est mode se démode et devient donc générateur de nouvelles créations et productions. À l’inverse, nous pensons que les phénomènes de mode dans le management conduisent à l’égarement des entreprises, tout en alimentant indéfiniment les jeux d’appareil.

> Nous dénonçons les amalgames, les globalisations dangereuses réductrices, telles que les théories des générations X ou Y.

> Notre expérience de 35 ans atteste que les réussites des entreprises reposent toujours sur la volonté, l’audace, le courage, la témérité de femmes et d’hommes.

> Nous avons observé de nombreuses réussites qui toutes, ont un point commun : du travail, beaucoup de travail et encore du travail ! Un astrophysicien parmi nos amis dirait : 90% de transpiration et 10% de génie, non l’inverse !

 

Les créateurs d’offres et de marchés réunissent tous une caractéristique commune : l’obsession dans la recherche du progrès continu, marathon sans fin, mais alimenté par une ambition à long terme, et non par le résultat immédiat de valorisation à court terme.

 

 

Pour des entreprises profondément reliées à leur écosystème

 

Adrien Stratégie milite depuis 35 ans pour les entreprises familiales indépendantes, car la finalité de la pérennité leur fait totalement écho et résonne avec leurs propres valeurs. Nous n’en restons pas moins lucides et conscients, parce que la gouvernance de ces entreprises est parfois complexe. Lorsque les affects se confondent avec les enjeux économiques, les situations peuvent devenir inextricables. Aussi sourions-nous d’incrédulité devant les discours des consultants spécialisés en gouvernance, qui déroulent des outils et méthodes d’animation de comités de direction, sans rechercher les origines des problèmes et des tensions qui remontent parfois très loin dans les familles. Cela doit être encore un préalable à l’accomplissement du projet collectif.

Nous aimons conjuguer les trois temps de l’imparfait, du présent et du futur, sans être nostalgiques du passé, et en refusant toute fuite dans le futur qui permettrait d’oublier le présent. Mais nous croyons que comprendre l’origine des choses, « dans la vie », permet d’éclairer le présent. Et comprendre le présent permet de mieux appréhender le futur. Ces trois temps ne s’opposent pas, mais se combinent en permanence entre eux.

De même, nous pensons que l’accès à la culture ne sera plus un supplément d’âme. L’observation attentive des organisations nous ont permis de constater que les salariés, quels que soient leurs statuts et leurs rangs, ouverts, sensibles et consommateurs de culture, comprennent mieux le monde dans lequel ils vivent. Dès lors, ils sont plus créatifs, plus efficaces et moins sensibles à la pression du temps. Aussi la culture devrait-elle être comme l’air que nous respirons, de qualité et gratuite.
L’une des conditions de la pérennité des entreprises serait aussi d’offrir aux collaborateurs l’accès à la culture et d’en faciliter la compréhension. À cet égard, nous faisons nôtre cette pensée d’Hannah Arendt : « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal ».

Au final, nous renonçons à toutes les théories fondant le talent entrepreneurial sur la multiplication des opportunités, qui conduit tout droit à la complexité. Le complexité des opérations, des offres, des positionnements de marchés, incite elle-même à démultiplier les critères d’efficacité et mène à une incompréhension collective de la stratégie et du projet d’entreprise. Elle produit des surenchères d’appareils et des systèmes d’information, qui se rêvent comme des clés de résolution de cette complexité.

Quand le projet de l’entreprise ne s’énonce pas clairement pour tous, il n’y a pas de stratégie.

 

Maintenant, travaillons ensemble à votre projet !

 

 

Illustration ©Steve Scott

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedIn